Médecin hygiéniste en chef

Dr Brendan Hanley

Le médecin hygiéniste en chef dans les médias

4/18/2018 11:36:27 AM

Les documents audio et vidéo sont en anglais seulement


L’ENGOUEMENT DU VAPOTAGE

3/20/2018
La cigarette électronique n’est pas un problème bénin. Elle est de plus en plus populaire auprès des jeunes. Bien que le vapotage soit perçu comme un substitut moins nocif pour remplacer la cigarette, il y a de plus en plus de recherches qui démontrent les dangers du vapotage pour la santé.

La popularité du vapotage coïncide avec l’arrivée des cigarettes électroniques, mais il existe d’autres appareils de vapotage, comme les e-cigarettes stylo et les vaporisateurs personnels avancés. Les appareils de vapotage sont composés d’une embouchure, d’un atomiseur alimenté par une pile et d’une cartouche contenant l’e-liquide. L’atomiseur utilise l’énergie de la pile pour chauffer l’e-liquide, qui se transforme en aérosol inhalé puis exhalé par le vapoteur. En général, l’e-liquide contient du propylène glycol, une forme de glycérine d’origine végétale ou du polyéthylène glycol 400 pour faciliter la vaporisation, un concentré d’une substance aromatique et, dans la plupart des cas, de la nicotine en concentration variable. Les cigarettes électroniques ne contiennent généralement pas de tabac*. Certaines personnes utilisent des dispositifs de vapotage pour inhaler du THC, la principale substance psychoactive de la marijuana, au lieu de la nicotine. Néanmoins, la nicotine est l’ingrédient actif recherché par la plupart des vapoteurs. Au Canada, la vente de cigarettes électroniques ou de cartouches contenant de la nicotine est interdite, au même titre que la publicité annonçant ces appareils comme adjuvants pour cesser de fumer. Cependant, il est facile de se procurer des cartouches de nicotine sur Internet ou dans des boutiques de vapotage qui ne respectent pas la loi.

Le vapotage est très populaire au Yukon et dans le reste du Canada. Une enquête pancanadienne de 2015 nous apprend qu’environ le quart des jeunes de 15 à 19 ans ont déjà essayé une cigarette électronique1. Au Yukon, notre Enquête sur les comportements liés à la santé chez les enfants d’âge scolaire2 révèle qu’en 2014, 11,7 % des élèves de 9e et 10e année avaient essayé une cigarette électronique, et 18,4 % une cigarette. Ces statistiques ont sans doute beaucoup changé, compte tenu de la popularité croissante du vapotage.

On évalue encore les risques et les bienfaits pour la santé de ces appareils relativement nouveaux. Pour les fumeurs invétérés, la cigarette électronique représente toutefois, à première vue, un substitut intéressant au tabac. Il y aurait jusqu’à 7 000 substances chimiques dans la fumée du tabac, dont au moins 70 sont des cancérogènes connus. Le tabagisme est la cause première du cancer du poumon, des maladies cardiaques, des maladies obstructives respiratoires chroniques et d’autres maladies chroniques. La moitié des fumeurs actifs mourront des séquelles de leur dépendance. La cigarette électronique comme substitut pour la prise de nicotine peut faciliter l’abandon du tabagisme et réduit l’exposition aux substances toxiques. De plus, elle ne produit aucune fumée secondaire néfaste pour les autres personnes.

Cependant, un nombre croissant d’études suggèrent que les substances chimiques dans l’e-liquide pourraient être dangereuses. Certains chercheurs soupçonnent que ces substances auraient des effets sur les poumons, comme des réactions allergiques ou l’inflammation des voies respiratoires, et même que certains produits de dégradation thermique seraient cancérogènes. Pour un fumeur, ces conséquences peuvent sembler relativement mineures, mais lorsqu’il s’agit des poumons d’une jeune personne, il y a lieu de s’inquiéter. Par conséquent, il importe de trouver un juste milieu entre les avantages potentiels de la cigarette électronique comme moyen de réduction des dommages et comme adjuvant à l’abandon du tabagisme, et le risque de banaliser à nouveau le tabagisme, dans un contexte où le vapotage entre dans les mœurs. Si nous présentons le vapotage comme un substitut du tabac plus propre et plus « cool », nous courons le risque que les jeunes l’adoptent en plus grand nombre. Ils découvriront la nicotine, et comme la nicotine crée une dépendance, il est possible qu’ils soient davantage tentés par le tabac.

C’est une possibilité qu’il faudra surveiller de près. Nous avons aussi besoin d’outils et de méthodes de sensibilisation et d’éducation ciblés, réalistes et actuels qui piquent la curiosité des jeunes, qui les aident à comprendre ce qu’ils consomment ou envisagent de consommer et qui renforcent leur capacité à prendre des décisions éclairées.

En attendant, les personnes qui ont besoin d’aide pour se défaire de leur dépendance au tabac peuvent faire appel à Quitpath, un programme qui offre d’excellentes ressources et un soutien personnalisé pour les adultes et les jeunes.

* On assiste toutefois à l’arrivée du « tabac sans combustion » ou « tabac chauffé ». Cette nouvelle méthode de consommation du tabac consiste à chauffer le tabac à environ 260 degrés Celsius au moyen d’un dispositif à pile pour le transformer en un aérosol qui peut être inhalé. Bien que ce genre de produit soit vendu au Canada, il est, pour l’instant, éclipsé par la popularité de la cigarette électronique.

Références :
1) https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/enquete-canadienne-tabac-alcool-et-drogues.html
2) http://www.hss.gov.yk.ca/pdf/healthbehaviourreport2015.pdf (en anglais)

Ressources utiles :
https://www.quitpath.ca (en anglais)
https://www.smokershelpline.ca/fr-ca/home



LE SUCRE NOUS REND-IL MALADE?

3/13/2018
Santé Canada propose l’application d’un nouveau règlement selon lequel des mises en garde devraient apparaître sur le devant des emballages d’aliments pour indiquer leur teneur élevée en matières grasses, en sel ou en sucre. Des études ont récemment établi un lien associant le sucre à la maladie d’Alzheimer et à l’infertilité. Jetons un coup d’œil aux faits.

On trouve du sucre un peu partout. Non seulement c’est un ingrédient principal dans les friandises et le chocolat, mais il est aussi présent dans des aliments consommés au quotidien qu’on ne considère pas comme étant sucrés.

Les aliments qui contiennent naturellement du sucre, comme les fruits, les légumes, les noix, les légumineuses et le lait, regorgent d’autres nutriments comme des fibres, des protéines et des vitamines. Ce sucre naturel donne de la saveur aux aliments et répond à nos besoins énergétiques. En général, nous n’avons pas à nous soucier de ces sucres. Ce sont les sucres ajoutés qui posent un problème. Ces sucres et sirops sucrés sont ajoutés aux aliments durant leur préparation ou leur traitement. Parfois, nous les ajoutons nous-mêmes lorsque nous sommes à table. On en trouve dans les boissons gazeuses, les sauces (sauces pour pâtes alimentaires, fèves en conserve, ketchup), les bonbons, les gâteaux, les biscuits, les tartes, les boissons fruitées, les desserts à base de lait et les produits laitiers (crème glacée, yogourt sucré et lait condensé), ainsi que dans d’autres produits à base de céréales (brioches à la cannelle et gaufres au miel et aux noix, par exemple). En fait, les trois quarts des aliments conditionnés contiennent du sucre ajouté. Pour savoir si un aliment transformé contient du sucre ajouté, il vous suffit de lire la liste des ingrédients. Le sucre porte plusieurs noms. À part les noms finissant en « ose », comme maltose ou sucrose, les différentes formes de sucre peuvent être nommées sirop de maïs à haute teneur en fructose, mélasse, sucre de canne, édulcorant à base de maïs, sucre brut, sirop, miel ou concentré de jus de fruits.

Malheureusement, à part son goût sucré et son apport énergétique de courte durée, le sucre n’a aucune valeur nutritive. Le sucre est un hydrate de carbone. Lorsque vous mangez du sucre, votre corps le convertit en énergie, qu’il utilise immédiatement s’il en a besoin, ou qu’il emmagasine sous forme de gras dans les cellules adipeuses s’il n’en a pas besoin. Le sucre que vous absorbez passe dans la circulation sanguine et atteint le pancréas, où il déclenche la sécrétion de l’insuline, l’hormone responsable de réguler le taux de sucre dans le sang. Hélas, notre corps n’est pas une machine parfaite. Si l’on consomme trop de sucre, le pancréas peut sécréter une trop grande quantité d’insuline et provoquer une baisse du taux de sucre dans le sang. On peut alors ressentir le besoin d’en manger encore plus. Or, une fois que nos besoins énergétiques sont comblés, le corps continue d’emmagasiner l’apport supplémentaire d’énergie dans les cellules adipeuses, pour l’utiliser plus tard. Ainsi, le sucre que nous mangeons sans utiliser l’énergie qu’il contient est emmagasiné sous forme de graisse, et c’est ce qui entraîne le gain de poids et, éventuellement, des problèmes d’obésité.

Le sucre est un sujet préoccupant, parce que nous en consommons beaucoup plus qu’auparavant. Dans le passé, on associait le sucre au diabète, à l’obésité et aux caries dentaires. Aujourd’hui, la recherche commence à associer le sucre aux maladies cardiaques, à l’hypertension, à l’AVC, à la goutte, aux maladies parodontales, à la stéatose hépatique et, dernièrement, à la maladie d’Alzheimer et à l’infertilité. Jetons un coup d’œil à trois de ces études. Une étude publiée en 2014 révèle que les personnes dont 10 % à 25 % de l’apport quotidien en calories provient de sucres ajoutés ont un risque 30 % plus élevé de mourir d’une maladie cardiaque ou d’un AVC comparativement aux personnes chez qui cette proportion est inférieure à 10 %1. La deuxième étude, publiée au début de 2018, nous apprend que le taux de déperdition cognitive est plus élevé chez les personnes qui ont un taux de sucre sanguin élevé (que ce taux en fasse théoriquement des diabétiques ou non) que chez celles qui ont un taux de sucre normal. En d’autres termes, plus le taux de sucre dans le sang est élevé, plus les pertes cognitives arrivent rapidement2. La troisième étude, aussi publiée au début de 2018, révèle que l’absorption d’une boisson sucrée ou plus par jour, par l’un ou l’autre des partenaires, réduit les chances du couple d’avoir un enfant3.

L’Organisation mondiale de la Santé a recommandé une cible d’apport calorique quotidien en sucres de 5 %, ce qui équivaut à 25 grammes de sucre par jour (entre 6 et 7 cuillerées à thé). À titre de comparaison, une cannette de Coke contient plus de 10 cuillerées à thé de sucre. Bien des gens estiment qu’une cible de 10 % serait plus réaliste. Pour atteindre cette cible, nous pourrions commencer par nous attaquer aux boissons sucrées, aux boissons gazeuses, aux boissons énergétiques et, aussi, aux jus de fruits. Pour remplacer ces boissons, ajoutez une touche de citron ou de lime à de l’eau, ou confectionnez votre propre thé glacé. Faites des provisions d’aliments sains. Par exemple, des fruits séchés peuvent satisfaire votre envie de sucre. Des légumes en bâtonnets avec de l’humus constituent une collation délicieuse et différente. Si vous avez des enfants, ne leur interdisez pas les collations sucrées; apprenez-leur plutôt à en manger raisonnablement. Des études ont montré que le fait d’interdire un aliment rend celui-ci encore plus attrayant pour un enfant. Un ou deux biscuits ou une tablette de chocolat à l’occasion ne compromettront pas les saines habitudes alimentaires de votre enfant. Réduisez la quantité de collations sucrées que vous conservez dans le garde-manger, et expliquez à vos enfants pourquoi il est important de limiter la consommation de ces aliments. Prêchez par l’exemple : les enfants reproduisent les comportements des adultes dans leur entourage. Le chocolat noir est un excellent substitut, moins sucré, qui est peut-être même bon pour la santé. Enfin, mangez des aliments frais et évitez le plus possible les aliments transformés et conditionnés.

Exemples de quantités de sucre dans des aliments courants :
Une portion de yogourt grec Oikos : 12 grammes de sucre
Une barre granola : 8 à 12 grammes par barre
Céréales du déjeuner : 10 à 20 grammes par tasse
Pain Wonderbread : 4 grammes de sucre pour deux tranches
Sauce BBQ Kraft : 10 grammes de sucre pour deux cuillerées à table
Ketchup Heinz : 5 grammes de sucre par cuillerée à table
Coke : 42 grammes de sucre par cannette de 355 ml
Red Bull : 27 grammes de sucre par cannette de 250 ml
Tablette de chocolat Caramilk : 24 grammes de sucre par tablette
Crème glacée Breyer’s : 20 grammes de sucre par demi-tasse
« Boîte à boire » de jus de raisin Minute Maid : 19 grammes de sucre par boîte
Nutella : 11 grammes de sucre par cuillerée à table
Un seul verre de jus de pommes contient autant de sucre que quatre ou cinq pommes, sans les fibres.

Références (en anglais) :

1) https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/1819573
2) https://link.springer.com/article/10.1007/s00125-017-4541-7
3) https://journals.lww.com/epidem/Abstract/publishahead/Intake_of_Sugar_sweetened_Beverages_and.98746.aspx



COMPRENDRE LA LÉGALISATION DU CANNABIS

3/6/2018
Il est prévu que le cannabis soit légalisé en juillet 2018. Le Yukon affiche l’un des taux de consommation de cannabis les plus élevés au pays. Nous devons en discuter ouvertement avec nos jeunes afin de favoriser la compréhension des effets de la consommation du cannabis sur la santé.

Légaliser le cannabis ne veut pas dire qu’on peut en ignorer ses effets sur la santé. Tout comme c’est déjà le cas pour l’alcool, adopter une approche de santé publique signifie qu’on peut traiter le cannabis comme une question de santé plutôt qu’une question de criminalité.

Le Yukon enregistre l’un des taux de consommation de cannabis les plus élevés du Canada; selon les déclarations volontaires des répondants à une enquête réalisée il y a deux ans, 21 % des Yukonnais de 12 ans et plus avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois1. La consommation de cannabis est particulièrement répandue chez les jeunes; c’est le stupéfiant le plus consommé après l’alcool. En effet, plus de 7 % des jeunes interrogés avaient consommé du cannabis avant l’âge de 12 ans. Bien que les taux de consommation de cannabis aient diminué au fil du temps, la concentration de THC, la substance psychoactive du cannabis, a augmenté de façon spectaculaire : entre les années 1970 et 2015, elle est passée de 0,8 % à 12 % environ2.

Les risques du cannabis pour la santé sont, dans l’ensemble, moindres que ceux de l’alcool, du tabac et des drogues illicites, mais il ne faut pas les sous-estimer pour autant. Le risque de dépendance est bien réel : au moins un consommateur de cannabis sur dix développe une dépendance. Le cannabis peut entraîner un cycle de dépendance comparable à celui que l’on observe avec d’autres stupéfiants : augmentation de la dose, tolérance aux effets et interférence avec la vie personnelle et professionnelle. Des études ont associé certaines déficiences cognitives légères avec la consommation fréquente et chronique de marijuana. Par exemple, les personnes qui en consomment tous les jours ont de moins bons résultats scolaires et les effets sur leur mémoire peuvent être mesurables après plus de sept jours. En outre, le cannabis a des effets négatifs sur les habiletés de conduite automobile, notamment le temps de réaction, la concentration et la capacité à conduire en ligne droite et à vitesse constante. Un conducteur aux facultés affaiblies par le cannabis a deux fois plus de chances d’avoir un accident qu’un conducteur à jeun.

Chez les populations vulnérables, comme les jeunes et les femmes enceintes, la consommation de cannabis peut avoir des effets irréversibles. Par exemple, les adolescents et les jeunes adultes qui consomment du cannabis quotidiennement ont un risque plus élevé de développer des troubles psychotiques, comme la schizophrénie, à l’âge adulte. De nombreuses études associent la consommation précoce de cannabis avec le risque de développer un problème de toxicomanie; un adolescent sur six qui en consomme développera une dépendance. Cette dépendance est associée à de mauvais résultats scolaires, une perte d’intérêt pour les activités parascolaires, un retrait de la vie sociale et des conflits avec la famille et les amis. L’exposition au cannabis in utero est associée à un faible poids à la naissance, un retard de croissance et un faible QI. Le cannabis a les mêmes effets néfastes sur le système respiratoire que le tabac, ce qui n’est pas surprenant puisque le cannabis est généralement fumé et contient une grande partie des substances chimiques que l’on trouve dans le tabac.

Le cannabis est utilisé pour traiter certaines pathologies, de sorte que sa consommation est de plus en plus étudiée. Il existe de nombreux rapports anecdotiques sur son efficacité pour soulager la douleur chronique, la nausée, l’épilepsie et les troubles de l’humeur comme l’anxiété et la dépression. Cependant, les preuves de l’efficacité du cannabis comme traitement médical sont encore minces, sauf dans certains cas comme la prévention des vomissements chez les patients en chimiothérapie, la prévention des spasmes chez les patients atteints de sclérose en plaques et peut-être aussi le soulagement de la douleur chronique.

Les interventions auprès des parents et des jeunes et les ressources mises à leur disposition devraient viser à susciter une discussion ouverte au sujet des effets du cannabis sur la santé et le cerveau, tout en reconnaissant que les jeunes consomment du cannabis pour différentes raisons. À l’adolescence, le cerveau est en période d’intense développement; il est essentiel de trouver un juste milieu entre la protection des jeunes et le principe de réduction des dommages. En d’autres termes, nous devons outiller nos jeunes pour qu’ils puissent faire des choix éclairés sur le cannabis, sans se retrouver avec un casier judiciaire à un jeune âge. L’Association canadienne de santé publique souligne d’ailleurs que la légalisation du cannabis ne devrait pas en banaliser la consommation, mais plutôt faciliter le débat et les discussions à son sujet.

Nous aurions plus de facilité à réduire la consommation de cannabis au Yukon si nous connaissions bien les motifs qui amènent les gens à en consommer. Par exemple, un jeune qui consomme du cannabis pour soulager une détresse ou un problème de santé mentale doit être référé vers des soutiens et des services de counseling adéquats. Les jeunes en situation de vulnérabilité, que ce soit à cause de problèmes comportementaux, scolaires ou familiaux, doivent avoir accès, le plus tôt possible, à des exutoires sains qui se substituent à la drogue, comme le sport et les activités culturelles.

Si vous choisissez de consommer du cannabis, envisagez de réduire sa teneur en THC et évitez d’en consommer tous les jours ou presque tous les jours. Consommez avec des méthodes sûres et dans un endroit sécuritaire. Évitez les puissants analogues synthétiques du cannabis (ex. K2 ou Spice); ceux-ci peuvent causer des problèmes de santé encore plus graves, et même la mort. N’utilisez jamais un véhicule ou de la machinerie sous l’influence du cannabis. Si vous envisagez de consommer du cannabis à la maison, gardez-le dans un endroit sûr, verrouillé et hors de portée des enfants ou de toute autre personne qui ne devrait pas en consommer. Des incidents d’ingestion toxique de cannabis par des enfants se sont déjà produits dans le passé.

La fumée du cannabis contient les mêmes substances cancérogènes que la fumée du tabac. Ces substances sont associées à différents problèmes respiratoires comme la bronchite chronique, la toux, des sifflements et des sécrétions pulmonaires. Évitez donc de fumer du cannabis à proximité d’enfants et de personnes vulnérables.

Compte tenu de ses nombreux effets néfastes pour les enfants en bas âge, l’exposition au cannabis de femmes enceintes et allaitantes doit être évitée à tout prix. De plus, sachez que si vous ou votre famille immédiate avez un historique de psychose ou de toxicomanie, vos risques de développer une maladie mentale associée au cannabis sont plus élevés : envisagez de vous abstenir de toute consommation. Enfin, n’oubliez pas de respecter les lois et les règlements qui sont en vigueur. S’ils sont bien conçus, ces lois et règlements réduiront au minimum les effets néfastes de la consommation de cannabis et vous permettront d’être un exemple positif pour votre enfant ou votre jeune.

Références :

1) Statistique Canada, ESCC, 2016.
2) Effets du cannabis et des cannabinoïdes sur la santé :
http://nationalacademies.org/hmd/Reports/2017/health-effects-of-cannabis-and-cannabinoids.aspx (en anglais)

Statistiques sur la consommation de cannabis
Statistique Canada, ESCC, 2016.
http://www.hss.gov.yk.ca/fr/cannabis/cannabisabout.php
https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/enquete-canadienne-tabac-alcool-et-drogues/sommaire-2015.html

Effets du cannabis sur la santé :
http://nationalacademies.org/hmd/Reports/2017/health-effects-of-cannabis-and-cannabinoids.aspx
http://www.hss.gov.yk.ca/fr/cannabis/cannabisabout.php

Ressources utiles pour les parents :
http://www.heretohelp.bc.ca/workbook/cannabis-use-and-youth-a-parents-guide (en anglais)
https://www.drugfreekidscanada.org/wp-content/uploads/2017/06/34-17-1850-Cannabis-Talk-Kit-FR-05.pdf